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Cercle de Généalogie de la Drôme Provençale
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Ecrire l’histoire de sa famille

Au fils du temps, vos recherches généalogiques ont été enrichies de nombreuses trouvailles.
Vous êtes remonté jusqu’au XVIe siècle le plus souvent pour plusieurs branches de votre famille.
Vous souhaitez écrire son histoire… oui, mais pour quelles branches ?
Par où commencer ? Que dire ? Pour qui ? Comment faire le tri des documents, photos, saisies d’écran collectés au cours de toutes ces années ?
Tout cela peut créer de la confusion dans votre esprit et vous ôter toute motivation.

La solution pour commencer sans stress est de définir son projet concrètement.

Deux étapes à respecter :
Consulter des ouvrages déjà publiés (fiche n° A.14)
Se poser les cinq questions suivantes avant de commencer (fiche n° A.1 ou A.1 Bis) :
1. Pourquoi écrire l’histoire de sa famille ?
2. Pour qui voulez-vous l’écrire ?
3. De qui voulez-vous parler ?
4. De quoi allez-vous parler ?
5. Quel style de livre souhaitez-vous ?

Cette fiche doit vous aider à :

  • réfléchir aux questions posées,
  • préciser votre projet.

Pourquoi écrire l’histoire de sa famille ?

Quelle est votre motivation principale ?
C’est important d’y réfléchir avant de commencer car de votre réponse dépend le contenu et le ton que vous donnerez à votre projet.

Que voulez-vous faire ?

  • laisser une trace de vos recherches généalogiques ?
  • transmettre votre travail à vos proches et à vos descendants ?
  • permettre à vos proches de connaître leurs origines ?
  • créer des liens en rapprochant la famille proche de celle plus éloignée ?
  • compléter vos connaissances sur votre histoire familiale ?
  • mieux connaître votre histoire familiale pour vous apaiser et tourner la page ?
  • faire le point sur ce que vos ancêtres vous ont transmis ?
  • etc.

Pour qui voulez-vous l’écrire ?

Deuxième question déterminante pour préciser votre projet !
Selon le public à qui vous destinez votre projet, les attentes et les connaissances pourront être très différentes. Si vous voulez que tous le lisent, il faudra en tenir compte.

À qui l’adressez-vous ?

  • à votre famille proche : enfants, petits-enfants ? Attention alors à ne pas faire de la « littérature » et à ne pas utiliser le jargon généalogique.
  • à votre famille éloignée : vos cousins, oncles et tantes ? Faites-en sorte qu’ils s’y retrouvent.
  • à vos descendants qui ne sont pas encore nés ? Dans ce cas, ajouter des précisions qui vous semblent aujourd’hui évidentes, mais qui ne le seront pas dans dix, voire vingt ans.
  • à un public plus large ? Si vous voulez vendre votre ouvrage, soyez attentif à la qualité de sa présentation, à respecter la vie privée et le droit à l’image.
  • à un public averti constitué d’historiens et de généalogistes ? Dans ce cas, il vous faudra être précis et fournir toutes vos sources.

De qui allez-vous parler ?

Votre arbre généalogique contient peut-être plus de 10 à 20 000 individus. C’est beaucoup ! Un choix est indispensable.
Allez-vous parler de vous et de vos proches encore en vie ? Dans ce cas, attention au respect de la vie privée.

Précisez de qui vous avez envie de parler :

  • d’une lignée en particulier, porteuse d’un même nom ?
  • d’une lignée de femmes particulièrement représentative ?
  • d’un lieu habité par la même famille pendant plusieurs siècles ?
  • d’une branche ayant changé de lieu de vie à chaque génération ?
  • d’un individu ou d’un couple particulièrement remarquable ?
  • de membres de votre famille que vous avez connus ?
  • d’une branche dont les membres ont exercé le même métier ?
  • d’une entreprise familiale ?
  • d’une maison familiale ou d’un bâtiment

De quoi allez-vous parler ?

Vous aurez sûrement des choses à dire, même sur vos ancêtres les plus éloignés.

Au fil du temps, vous avez récolté de nombreux documents (actes paroissiaux et notariés, signatures, photographies, cartes postales, dessins, plans, etc.) qui vous seront utiles pour :

  • rendre plus vivantes encore les personnes dont vous parlerez,
  • illustrer votre ouvrage.

Quels sujets aborder ?

  • le niveau de vie : métier, niveau de fortune, évolution sociale…
  • le mode de vie, le quotidien de leur époque et de leur milieu…
  • le lieu de vie : village, quartier, région…
  • les relations familiales, la personnalité de chacun…
  • la vie sociale : relations, engagements politiques…
  • le cadre général : contexte économique, mentalités et croyances, événements historiques ayant touché vos ancêtres, voire bouleversé le cours de leur vie…

Quel style de livre souhaitez-vous ?

Voulez-vous romancer votre histoire de famille beaucoup, un peu, pas du tout ?
Tenez compte de ce que vous avez vraiment envie, de vos possibilités et de la matière que vous avez.

Que voulez-vous écrire ?

  • un livre assez long sur l’ensemble d’une branche ?
  • un livre court sur un ancêtre en particulier ou sur un thème précis ?
  • un livre de commentaires plus ou moins long sur des photos de famille, de documents d’archives, de témoignages ?
  • un livre rassemblant les interviews des membres de la famille ?
  • un livre du genre scrapbooking ?
  • un livre de transcription d’écrits familiaux ?
  • un livre sur les démarches qui vous ont permis d’avancer dans vos recherches ?

Les erreurs à éviter !

  1. Tenir compte des réticences des autres ou de leur opposition…
    Dans un 1er temps, expliquez votre projet, présentez vos motivations.
    Dans un 2d temps, passez outre avec bienveillance.
  2. Penser que vous ne serez pas à la hauteur de l’enjeu…
    Vous n’êtes pas Victor Hugo ? Alors soyez vous-même ! N’essayez pas de copier le style d’un écrivain, écrivez et progressivement vous trouverez le vôtre.
    vouloir trop bien faire… Ne mettez pas la barre trop haut !
  3. Attendre que les conditions favorables soient réunies…
    Vous attendez que l’inspiration vous vienne… vous pouvez attendre longtemps ! Le cultivateur ne se pose pas de question avant de labourer son champ : il y va !
  4. Travailler dans un endroit qui ne vous est pas réservé ou à des heures de grandes fréquentations…
    Vous serez dérangé par le téléphone, le conjoint qui a perdu ses clés, les enfants ou petits-enfants qui veulent jouer avec vous, la voisine qui a besoin de lait…